Le Poker en ligne


 

Préparation
 

I - Le jargon du poker

Cet article est un glossaire bref expliquant le jargon du poker ainsi que quelques stratégies de base (cotes du pot, outs). Nous présumons que vous connaissez les règles de base du Texas Hold’em. Pour un glossaire plus complet, visitez notre Glossaire Complet [ang.]

Blind (petit blind/gros blind) : Ouverture obligatoire versée a la place du ante. La personne à gauche du donneur verse le blind suivi par le surblind (gros blind) versé par le joueur immédiatement après.

Tableau : l’ensemble des cartes communes

Tirage : Tirer veut dire « espérer améliorer sa main » lors de la deuxième donne. Vous espérez que les cartes du tableau complèteront votre combinaison. Si vous avez un 10 et un 9, et le flop est une Reine, un Valet, et un 2, vous essayez de tirer un roi ou un 8 lors du turn ou du river.

Flop : les trois premières cartes du tableau, retournées ensemble

Cotes implicites : la même chose que les cotes du pot (lire ci-dessous), mais tenant en compte les mises prochaines. Ainsi, vous pouvez miser au flop, mais avoir des cotes implicites d’avoir des mises plus importantes au prochain tours si vous tirez les bonnes cartes.

Limit poker : poker avec des mises fixées. Dans un jeu « 2-4$ Limit », toutes enchères et relances sont de 2$ pendant les deux premiers tours (preflop et flop) et 4$ lors des deux derniers tours (turn et river).

Longhand : un poker joué avec un minimum de sept joueurs

Outs : le nombre de cartes qui peuvent améliorer votre main. Si le flop consiste d’une reine, d’un valet et d’un 2, et si vous avez un 10 et un 9, vous voulez un roi ou un 8 pour compléter votre quinte. Il y a quatre rois et quatre 8 dans le paquet, donc vous avez 8 outs.

Position : votre place à table ; le donneur détient la meilleur position par ce qu’il mise en dernier et connait mieux les mains des autres. Le petit blind détient la position la pire par ce qu’il mise en premier.

Cotes du pot : les chances que vous avez en tirant. Par exemple, imaginez que vous avez l’As et le 2 de carreau, et le tableau consiste d’un Roi, d’un 6 et d’un 7 de carreau. Vous êtes sûr qu’un joueur détient le roi. Cependant, il y a toujours neuf carreaux dans le paquet (13 ? vos deux carreaux moins les deux du tableau), donc vous avez une chance de 18% d’avoir une couleur. Donc, si le pot est de 100, et l’enchère est de 10, en dépit du fait que vous perdez, vous avez des chances de tirer une couleur. Par contre, imaginons que le pot soit de 100, vous êtes au turn (encore une carte à tourner) et votre adversaire mise 300. Le pot est de 400 et vous devez miser 300 pour voir le river. Vos cotes du pot sont de 300/700, ce qui est trop haut vu que vous n’avez qu’une chance sur 5 d’avoir une couleur.

Preflop : Vous avez deux cartes en main et le tableau n’existe pas encore

River : la cinquième (et dernière) carte retournée du tableau

Shorthand : un poker joué avec un maximum de six joueurs

Turn : la quatrième carte retournée du tableau, la carte après le flop

II - Pourquoi jouer au poker

Pourquoi jouer au poker ? Ceci est une question simple, mais la réponse est personnelle et complexe. Il y a beaucoup de raisons de jouer ou de ne pas jouer, et ces raisons expliquent souvent le style d’un joueur et dictent les limites que ce joueur devrait suivre.

Raisons de jouer au poker :

Bénéfices sociaux. Raison essentielle pour les jeux à la maison. Beaucoup d’amis aiment joueur aux cartes, et beaucoup de gens deviennent amis en jouant. Si ceci est la raison principale pour laquelle vous jouez, n’investissez pas trop d’argent dans le poker afin de garder les parties amicales.

Divertissement. Le poker est un jeu compétitif. Pour gagner, il faut être doué et avoir de la chance. Beaucoup de gens aiment ce jeu et traitent le poker comme un sport. Assurez vous de ne pas vous perdre dans cet aspect du jeu parce qu’il est possible de perdre beaucoup d’argent.

Education. Les compétences nécessaire pour maîtriser le poker s’appliquent à d’autres aspects de la vie. Grâce au poker, vous apprendrez à mieux lire les gens et à améliorer votre maîtrise de la stratégie et à penser logiquement.

Gagner de l’argent. La plupart des gens jouent au poker pour s’amuser, mais quelques-uns gagnent des sommes importantes. Naturellement, il y très peu de gens comme ça. Tout de même, le désir de gagner plus est certainement une raison pour mieux maîtriser le jeu.

Le poker est un des rares jeux de chance où on a vraiment des chances de gagner. Miser au casino finit toujours par des pertes (à long terme, il est impossible de gagner aux dés, à la roulette, etc., peu importe ce que disent les gens. La seule exception est le black-jack si vous comptez les cartes, chose extrêmement difficile). Miser dans le sport est quasi impossible sans des informations précises dures à obtenir. Le poker est donc un des rares jeux où l’on peut gagner de l’argent en étant doué.

Raisons d’éviter le poker :

Vous avez la manie des jeux. Quand on joue au poker, on risque de perdre de l’argent. On ne devrait jamais jouer avec de l’argent qu’on a pas les moyens de perdre. L’argent gagné au poker ne devrait pas être vu comme moyen de devenir riche, et l’argent perdu ne devrait pas être considéré comme argent à regagner. Si vous avez la manie des jeux, ne jouez pas au poker.

Désistement : La plupart des juridictions traitent le poker de jeu ; dans certains endroits, jouer pour de l’argent est illégal. Les informations présentés ici ne devrait pas être considérées comme conseils légaux. Beaucoup de gens ont développé la manie du jeu et ont perdu de grosses sommes d’argent.

III - Les compétences de bases

Les quatre compétences de base

Les joueurs professionnels sont souvent décrits comme étant tendus et agressifs : « Ces professionnels jouent peu de mains, mais quand ils les jouent, ils jouent comme le diable ! »

Ceci est une bonne description, mais elle ne dit pas grand-chose. Et elle n’est même pas juste en ce qui concerne les jeux « no-limit ». En règle générale, un joueur agressif est une personne méritant le respect. Donc, quand j’entends les gens dire qu’un joueur est tendu et agressif et donc fort, je me dis que cette personne a maîtrisé les quatre compétences de base.

1. Compétences en maths

* Les bons joueurs connaissent les pourcentages. Ils savent que vous avez une chance sur 8 d’avoir un brelan si vous tenez une paire, et que vous avez une chance sur 3 d’avoir une couleur au flop.
* Ils connaissent l’importance des outs. Les outs sont simplement le nombre de cartes qui amélioreront votre main. Comptez vos outs, multipliez par 2, ajoutez 2, et vous avez le pourcentage de tirer quelque chose.
* Ils peuvent calculer les cotes du pot. Les outs servent à rien s’ils ne sont pas traduits en enchères rationnelles et calculées. Sachant que vous avez des chances de 20% de gagner, que faites vous ? Une fois que vous avez calculé votre chance de gagner le pot, divisez le montant du pot au river (le montant courant plus ce que vous pensez sera ajouté) par la somme que vous avez misée. Si vous avez une chance de 20% de gagner et si l’enchère est de 50, suivez si le pot au river est supérieur à 250. Sinon, passez.
* Les compétences en maths sont les plus simples – ça ne prends qu’un jour à acquérir. Tant que vous ne comprenez pas les maths du poker, n’y jouez pas.

2. La discipline

* Les bons joueurs demandent un avantage. La mentalité d’un gagnant et d’un perdant les sépare : le gagnant pense qu’il va gagner, tandis que le perdant pense le contraire. Ce perdant est content de jouer aux dés, à la roulette ; il espère simplement avoir de la chance. Un gagnant n’espère pas avoir de la chance, il espère simplement que les autres joueurs n’auront pas de chance
* Les bons joueurs comprennent que différents jeux demandent différentes stratégies. Un joueur « no-limit » discipliné peut être un mauvais joueur « limit » et vice versa. Un joueur « limit » est toujours très tendu au preflop. Ce joueur jouera peu de mains, seulement celles avec lesquelles il a une forte chance de gagner.

Par contre, un joueur « no-limit » discipliné est très différent. Ce joueur n’a pas peur de payer trop de blinds ; il ne veut simplement pas être coincé. La grosse différence entre deux joueur disciplinés « limit » et « no-limit » est la suivante : le joueur « limit » évite de perdre son tapis petit à petit tandis qu’un joueur « no-limit » évite de perdre tout son tapis d’un coup. Donc, un joueur discipliné « no-limit » peut jouer beaucoup de mains. Au preflop, il peut continuer a jouer avec des mains aussi étranges qu’un 3 et un 5 de différentes couleurs. Par contre, un bon joueur « limit » saura se débarrasser de mauvaises mains.

* Un joueur discipliné sait quand continuer et quand s’arrêter. Il sait quand il a beaucoup de chance et il reconnaît une partie trop juteuse pour s’arrêter tandis qu’il mène.
* Un joueur discipliné sait qu’il n’est pas parfait. Si il se trompe, il apprend. Il n’accuse pas les autres. Il ne pleure pas. Il apprend et continue à jouer.

3. Compétences psychologiques

* - Un bon joueur n’est pas égocentrique. Il peut être le pire connard que vous connaisez. Il peut ne parler que de lui-même et peut aimer voler la nourriture des pauvres. Par contre, quand un pro entre dans le cardroom, il tente de comprendre les autres joueurs. Il essaye de penser comme eux, comprendre les décisions qu’ils prennent et pourquoi. Le pro essaye toujours de répondre a ces questions :

    a) que détient mon adversaire ?
    b) qu’est ce que mon adversaire croit que j’ai ?
    c) qu’est ce qu’il croit que je crois ?

* La réponse à ces questions est la première étape, utiliser ces réponses est la deuxième et plus importante étape. Si vous avez une paire de Roi et votre adversaire détient un paire d’As, et vous savez tous les deux ce qu’a l’autre ainsi que ce qu’il sait, pourquoi jouer au poker ? Un pro utilise les deux dernières réponses en jouant doucement, rapidement, et en bluffant afin de confondre son adversaire.
* Les bons joueurs savent que la psychologie est nettement plus importante dans les jeux « no-limit » que dans les jeux « limit ». Les jeux « limit » deviennent souvent des batailles de maths tandis que les jeux « no-limit » sont beaucoup plus psychologiques. Je ne jouerais JAMAIS contre un ordinateur au poker « limit ». Par contre, dans un jeu « no-limit », je battrais l’ordinateur à plate couture.

4. Une bonne compréhension des risques et des bénéfices

* Les cotes du pot et la recherche d’avantages tombent dans cette catégorie. Les joueurs sont prêts à prendre beaucoup de risques seulement si les bénéfices anticipés sont plus importants.
* Encore plus important, ils comprennent la nature risques-bénéfices du jeu en dehors du cardroom. Ils savent combien ils peuvent miser et combien ils doivent garder pour les autres dépenses de la vie.
* Les bons joueurs préfèrent, en général, ne pas prendre trop de risques. En termes économiques, une personne est soit neutre, aime le risque ou ne l’aime pas. Ceux qui aiment le risque sont contents de miser tout avec une chance de 50%, les neutres s’en fichent, et une personne qui n’aime pas le risque ne ferait jamais ça. Un bon joueur est légèrement contre le risque parce qu’il demande un avantage assez important pour ne pas être considéré neutre, mais il traite chaque jeton comme les autres. Si vous n’avez pas les moyens de perdre tout votre tapis, vous ne devez pas jouer avec tant d’argent.

IV - La cave

Combien devrai-je investir ?


Ceci est une question simple avec deux réponses simples.

Si vous êtes débutant ou voulez simplement vous amuser, n’investissez pas plus que vous ne pouvez vous amuser à perdre. Donc, si vous êtes prêts à perdre 100$, investissez 100$ et essayez de gagner. J’ai fait ceci. Ma première cave était de 100$, mais j’ai gagné et maintenant ma cave est nettement plus impressionnante.

Ces décisions sont différentes pour un joueur expérimenté qui s’est prouvé gagnant. Ce genre de joueur essaye de toujours gagner de l’argent à une limite donnée. Si vous êtes ce genre de joueur, vous devez avoir 200$ par limite. C'est-à-dire, si vous jouez un jeu 2-4$, vous devez avoir 4$ X 200 = 800$ dans la cave. Pour un jeu 5-10$, vous devez avoir 2000$. Ces chiffres vous empêcheront de tout perdre.

Certaines personnes disent que les 200 grosses mises sont trop faibles pour le shorthand, mais je pense qu’il faut être raisonnable et anticiper ses pertes. Vous ne devriez pas investir plus de 200 grosses mises à moins d’avoir prouvé que vous pouvez gagner à cette limite.

Il est aussi bien de garder un journal de vos parties. Ceci vous permettra de savoir si vous gagnez ou si vous perdez, et avec quelle fréquence vous gagnez ou perdez. Ça sera aussi utile pour payer les impôts si vous habitez quelque part ou le poker est taxé (en Angleterre, vos bénéfices au jeux ne sont pas taxés).

 


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