Le Poker en ligne
I - Changer le rythme
Avertissement: cet article est pour les jeux shorthand (6 joueurs ou moins),
et les stratégies suivantes devraient être utilisées contre d'autres bons
joueurs.
Une erreur que commettent la plupart des gens (moi inclus) est de ne jamais
changer de style. Vous pouvez traiter votre AQ différemment au preflop où quand
vous frappez un As ou une Reine. Vous pouvez miser différemment (au
sans-limites) ou choisir d'encombrer le pot à différents moments (au poker à
limite). Par contre, la plupart des bons joueurs sauront vous classer
serré-agressif, très serré-agressif, etc.
Une façon d'augmenter vos gains est de changer de style de temps en temps. Comme
ça, quand vos adversaires pensent que vous bluffez beaucoup, vous le faites
rarement afin qu'ils vous suivent plus souvent. De même, si vous misez d'une
façon conservatrice, vous commencez à bluffer beaucoup. Si c'est fait
discrètement, personne ne le saura et votre stratégie paraîtra mystérieuse.
Cette stratégie est plus efficace au poker sans-limites parce qu'il est plus
facile de bluffer au sans-limites. Tout de même, ça marche aussi dans des
parties à limite. En général, il ne peut y avoir plus de 5 joueurs (4, ça vaut
mieux). Avec des sommes assez importantes en jeu, vous pouvez bluffer avec
succès au flop ou au tournant si vous avez commencé par jouer serré au début, et
vous serez plus suivi quand vous misez gros s'ils savent que vous avez déjà
bluffé.
Pour les grosses têtes, je prouverai mes assertions en utilisant la théorie des
jeux. Supposons que vous faites un match de foot et qu’il y a une pénalité. Vous
prédisez que si vous shootez à gauche, vous avez 80% de chance de marquer si le
goal ne s'y attend pas, et 60% de chance si vous shootez à droite et que le goal
ne s'y attend pas. Par contre, si le goal bloque à gauche et vous avez shootez à
gauche, vous n'avez que 45% de chance de marquer; si c'est pareil à droite, vous
n'avez que 35% de chance. Voici une table pour réviser:
| Le goal bloque à gauche | Le goal bloque à droite | |
| Vous tirez à gauche | 45% | 80% |
| Vous tirez à droite | 60% | 35% |
Comme vous pouvez le voir, même si vous êtes plus fort du côté gauche, il faut
tirer à droite de temps en temps parce que si le goal sait que vous allez
toujours tirer à gauche, vous marquerez moins souvent que si vous tirez à droite
de temps en temps.
Maintenant, au lieu de penser aux pourcentages, pensez à ces chiffres comme
s'ils représentaient des bénéfices par heure. Tirer à gauche veut dire suivre
votre stratégie typique d'être serré-agressif et tirer à droite veut dire jouer
plus lâche.
| l'adversaire s'attend à serré | l'adversaire s'attend à lâche | |
| Vous jouez serré-agressif | $45 / hr | $80 / hr |
| Vous jouez lâche-agressif | $60 / hr | $35 / hr |
Les mauvais joueurs ne 'bloqueront' peut-être jamais ou bloqueront toujours dans la mauvaise direction, ce qui vous permettra de jouer votre jeu serré-agressif habituel et ainsi de gagner 80$ de l'heure. Par contre, des bons joueurs sauront rapidement ce que vous faites et prendront des mesures. Vos bénéfices tomberont à 45$ de l'heure.
Maintenant, supposons que vous jouiez serré-agressif 70% du temps et lâche 30% du temps. Si vos adversaires s'attendent toujours à votre stratégie serrée, vous gagnerez 49.50$ de l'heure (.7 * 45 + .3 * 60).
Maintenant, si vos adversaires comprennent ce que vous faites et s'attendent à votre stratégie serré 80% du temps et à votre stratégie lâche 20% du temps, vos bénéfices augmenteront tant qu'ils ne savent pas quand vous employez des stratégies différentes. Votre bénéfice serait de 52.90$ de l'heure (0.7 * 0.8 * 45$) + (0.7 * 0.2 * 80$) + (0.3 * 0.8 * 60$) + (0.3 * 0.2 * 35$) = 52.90$
Donc, pour qu'ils puissent prendre des mesures, il faut qu'ils sachent quand vous changez de style. Bien sûr que s'ils s'attendent à votre stratégie serré-agressif 70% du temps et que s’ils savent quand vous l'employez, vous bénéfices chuteront. Par contre, comme je viens de le démontrer, anticiper un changement de style quand il y en a pas, favorise la personne qui s'apprête à changer de style, donc les gens vous traiteront de la même façon même quand vous changez de style!
Bref, je vous recommande de changer votre style de temps en temps, mais faites le sans qu'ils puissent prédire quand vous allez changer de style.
II - Techniques psychologiques
Avertissement : cet article est uniquement écrit pour le Texas Hold'em sans-limites.
Le Texas Hold'em sans-limites demande plus d'habileté psychologique pour le bluff que n'importe quel autre variante jouée couramment. Par contre, chaque stratégie ne marche que pour un certain genre d'adversaire.
Si vous faites une partie de poker sans-limites (avec un caver de 100$ ou moins), je vous déconseille l'utilisation de techniques psychologiques. Un bluff au flop de temps en temps peut marcher, mais des adversaires gagneront beaucoup d'argent avec des mains aussi faibles qu'une double paire. Dans ces parties, il faut attendre, former une bonne main, et encombrer le pot avec des mises de la taille du pot.
Quand vous commencez à faire des parties avec plus d'argent en jeu (un caver de 200$ ou plus), les techniques psychologiques jouent un rôle plus important, surtout si les tapis sont profonds (plus de 100X le gros blind). Il faut d'abord catégoriser chacun de vos adversaires.
1. Poisson. Ces gens ne font attention qu'à leur main et non pas à la vôtre. Si vous misez gros et s’ils ont une mauvaise main, ils la coucheront. Si vous misez gros et qu'ils détiennent une paire forte, ils suivront tant que vous ne leur faites pas peur (les forcer à taper, par exemple). Ils blufferont très peu.
2. Faible-serré. Ces gens font comme les poissons, mais suivent moins souvent. Ils ne veulent pas perdre leur tapis sur une paire forte sauf s'ils pensent que vous êtes un maniaque. Bluffez pas mal (mais pas trop pour qu’ils n’essaient pas de vous piéger plus tard).
3. Le Sheriff. Ces gens sont un peu comme les poissons, mais sont assez compétents pour savoir que la seule main qu'ils peuvent battre est un bluff. Par contre, ils pensent que vous bluffez souvent et vous suivront.
4. Serré-agressif. Ces joueurs suivent une bonne stratégie. Par contre, leur habileté au poker sans-limites varie beaucoup en fonction de leur habileté pour lire leurs adversaires. En général, ils préfèrent miser que suivre. Contre ces joueurs, il faut changer le rythme. Il faut aussi les piéger quand vous avez une bonne main et les re-relancer. En changeant de rythme sans arrêt, vous pourrez peut-être les intimider de sorte qu’ils jouent 'faible-serré' ou deviennent sheriff. Faites attention au style qu’ils adoptent et employez la stratégie recommandée.
5. Hyper-agressif. Ces joueurs aiment l'embuscade. Il est quasi impossible de savoir s'ils bluffent ou détiennent les meilleures cartes la plupart du temps. Ces joueurs peuvent être dangereux, mais il faut vous efforcer de les piéger. Quoique ce soit une bonne stratégie de les 'tester' en relançant, ne le faites pas trop avec une main parce qu'ils comprendront. Ne dévoilez pas votre main en relançant. Jouez vos main différemment, et piégez-les quand vos détenez une bonne main comme un set.
6. Joueurs en tilt. Ces joueurs sont vraiment en tilt. Ils miseront tous leurs jetons. La meilleure stratégie est de les laisser miser parce qu'ils coucheront leur main si vous misez et qu'ils n’ont rien.
En général, il faut surtout utiliser la psychologie contre les joueurs serrés-agressifs et hyper-agressifs. Les autres sont prévisibles, donc ce n'est pas nécessaire de les changer. Par contre, vous ne voulez pas être intimidé par les joueurs hyper-agressifs, et vous ne voulez pas avoir peur quand un joueur serré-agressif mise parce que c'est ce qu'il veut. Il faut sans arrêt changer son image pour ces joueurs. Il faut qu'ils aient du mal à vous classer comme serré-agressif ou hyper-agressif.
Quand vous changez de rythme, faites attention à quelques petites choses importantes :
1. Quand vous bluffez. Si vous bluffez toujours au flop, ils commenceront à vous suivre dans l'espoir que vous montrerez votre force au tournant. Donc, il vaut mieux varier le moment du bluff.
2. Votre jeu preflop pour certains genres de mains. Au preflop, il ne faut pas toujours faire ce qui est 'techniquement' juste. Même si vous voulez voir le flop pour pas grand chose avec des petites paires et des connecteurs habillés, vous devez relancer de temps en temps pour tromper davantage. C'est surtout une bonne idée de faire ça avec une paire moyenne en position tardive.
Par contre, la technique psychologique la plus importante est le montant de votre mise. Il ne faut pas miser selon la valeur de votre main, mais selon la valeur de celle de votre adversaire. Les mauvais joueurs vous diront la valeur de leur main en misant ce qu'elle vaut. Par contre, les bons joueurs miseront selon leur évaluation de ce que vous pensez de votre main. Pour bluffer, il faut miser plus haut que ce qu'ils pensent être la valeur de leur main (mais si quelqu'un est intelligent, il comprendra et vous suivra si vous avez trop bluffé). Par contre, pour maximiser la valeur de vos mains faites, vous devez miser une somme que votre adversaire suivra avec la main qu ‘il a.
Quelques exemples :
1. Si vous avez une main pleine forte, vous devez miser bien gros parce qu'il y a une bonne chance que votre adversaire ait une main pleine plus faible.
2. Si vous avez une couleur et si le tableau contient une paire, vous devez miser 1/2 ou 2/3 du pot parce que vous voulez que quelqu'un avec un set vous suive. Miser gros dans cette situation amènera quelqu'un avec une main pleine à vous suivre.
3. Relancer l'adversaire. Si votre adversaire relance (et vous ne pensez pas qu'il bluffe), une bonne stratégie est de miser petit, attendre la relance, et ensuite le relancer « tapis ». Ça marche très bien si vous tirez une quinte bizarre ou si vous êtes sûr que votre adversaire détient un set ou une double paire.
III - Tells
Les signes indicateurs sont habituellement associés au comportement physique des joueurs qui communiquent à leurs adversaires la valeur approximative de leur main. Les signes indicateurs existent dans les vrais cardrooms ainsi qu'en ligne. Voici une liste de quelques signes indicateurs assez communs.
En ligne :
Au poker à limite, suivre rapidement avec deux cartes de couleur ou qui constituent une quinte au tableau indique un frappage.
Au poker à limite, une relance rapide au flop indique une paire forte
Un mauvais joueur qui réfléchit longtemps détient une main plutôt faible et est en train de décider quoi faire.
En générale, si quelqu'un réfléchit longtemps et relance, il ne bluffe pas.
Quelqu'un qui relance au preflop mais qui couche sa main au flop si quelqu'un mise est probablement en tilt.
En réalité :
Quand un mauvais joueur couvre sa bouche, ça veut dire qu'il a une bonne main. Il cache un sourire.
Des mains qui tremblent veulent dire qu'un joueur est inquiet. Il peut aussi être en train de bluffer ou avoir une très bonne main.
Un joueur qui prend son verre pour boire est inquiet.
Quand un mauvais joueur vous regarde fixement, il est en train de bluffer
Si le flop vient et qu'un joueur regarde immédiatement son tapis, il est probable qu'il ait une bonne main.
III - Erreurs, niveau avancé
Erreur n° 1 : Ne pas miser quand il le faut
Bien connaître la valeur d'une mise sépare les bons joueurs des excellents joueurs. Bien sûr, n'importe qui sait qu'il faut miser quand on détient la main forte. Par contre, tirer le maximum d'une main marginale est plus difficile.
Savoir quoi faire dépend largement de la partie et du moment. Au Hold'em à limite, il faut être très agressif. Vu que les mises sont tellement petites à comparer de la taille du pot, la plupart des gens suivront vos mises intelligentes avec des mains faibles.
Au Hold'em sans-limites, ça devient un peu plus compliqué. D'abord, il faut bien lire son adversaire. Bien savoir lire son adversaire est non seulement utile pour savoir si vous le battez, mais aussi pour savoir combien miser.
Qui plus est, considérez le style de jeu de votre adversaire. Un joueur insouciant suivra des mises aussi fortes que sa main. Donc si vous pensez que votre adversaire détient une main faible, ne misez pas trop gros parce que vous voulez être suivi.
Par contre, si votre adversaire est bon, il faut prendre en considération ce qu'il croit que vous avez. Un joueur insouciant ne pense qu'à ses cartes, mais un bon joueur pense aussi aux vôtres!
Un bon joueur croira connaître la valeur approximative de votre main. Donc, il ne faut pas se baser uniquement sur la valeur de sa main, mais aussi sur ce que pense l'adversaire. Par exemple, si vous pensez que votre adversaire ne peut battre qu'un bluff, vous devez miser comme si vous bluffez. Cette mise peut être grosse ou petite – ça dépend de la situation.
Savoir comment miser change tellement à chaque partie qu'il est impossible de vraiment enseigner cette compétence. Les très bons joueurs ont tous appris cela par eux-mêmes, et ça constitue une grande partie de leur avantage contre les « bons » joueurs.
Erreur n° 2 : Ne pas faire attention
On aurait pensé que seul un débutant pourrait commettre cette erreur, mais elle est assez fréquente chez les bons joueurs. Les joueurs de poker avec de l'expérience ont joué des milliers et des milliers de mains et savent quoi faire en toute situation. Pour cette raison, ils font moins attention à un seul jeu parmi les milliers qu'ils ont déjà joués.
Souvent, ils gagneront quand même grâce à leur expérience. Par contre, ne pas faire attention nuit au succès. Il est impossible de prendre des bonnes décisions, et ça devient très dur d'apprendre et d'améliorer son jeu si on fait trois parties en même temps, on lit son e-mail, et tchatche tout à la fois. Ne pas faire attention ne transformera pas un gagnant en un perdant, mais le gagnant gagnera beaucoup moins qu'il ne le pourrait.
Erreur n° 3 : Choisir la mauvaise partie
En dépit du fait que la partie à laquelle on participe est très importante, beaucoup de bons joueurs négligent cet aspect de la réussite. C'est parce qu'ils sont trop orgueilleux. Ils croient pouvoir gagner n'importe où. Ils participent à la partie la plus coûteuse parce qu'ils pensent pouvoir gagner le plus d'argent à ces parties là.
Bref, ces joueurs devraient être plus humbles. Choisissez le jeu où vous avez le plus d’espoir. Notez votre record avec un programme. Faites les parties dans lesquelles vous vous débrouillez bien, et non pas celles qui sont les plus chères. Cherchez les parties faciles et sautez dessus.
Erreur n° 4 : Participer aux parties trop compétitives quand on change de variante
La plupart des joueurs avancés essayent différentes variantes du poker. Un bon joueur au Hold'em à limite essayera le Hold'em sans-limites ainsi que l'Omaha limite du pot. Essayer une nouvelle variante est tout à faite acceptable, mais les bon joueurs commettent souvent l'erreur de jouer immédiatement à la limite à laquelle ils jouent aux variantes qu'ils ont maîtrisées.
Par exemple, supposons que vous êtes un joueur Hold'em sans-limites à 5-10$. Vous gagnez, même à ce niveau. Vous voulez essayer l'Omaha limite du pot.
Il ne faut pas commencer avec l'Omaha limite du pot 5-10$. Ça serait une grosse erreur, vu que vous n'êtes pas aussi fort qu'au Hold'em sans-limites. Il faut accepter le fait qu'il faudra travailler pour maîtriser cette variante. Jouer à une nouvelle variante au même niveau qu'avant vous garantira presque de perdre parce qu'il y a de bonnes chances que vous n'êtes pas suffisamment fort au départ pour gagner à la nouvelle variante.
Augmenter de limite progressivement n'est pas une mauvaise idée. C'est comme ça que vous avez maîtriser votre première variante, donc c'est une bonne façon d'en maîtriser une autre.
Erreur n° 5 : Mal gérer les actions à cartes gratuites
Les joueurs avancés arrivent à prendre une carte gratuite de temps en temps. Ils font souvent ça en position tardive. Un exemple simple est le suivant: relancer après avoir tirer une couleur au flop dans une partie Hold'em à limite. Quand vous faites ça, vous espérez être suivi jusqu'au tournant. Comme ça, si vous ne frappez pas au tournant, vous l'aurez vu ainsi que la rivière pour deux petites mises, au lieu d'une petite et d'une grosse mise.
Savoir quand prendre une action à carte gratuite et savoir quand relancer pour éviter que l'adversaire le fasse dépend de la situation. Même les bons joueurs s'y prennent mal en raison d'erreurs tactiques ou parce qu'ils ont mal lu leur adversaire.
Erreur n° 6 : Le tilt prolongé
Les bons joueurs peuvent éviter le tilt ou au moins limiter les dégâts du tilt. Par contre, de temps en temps, un bon joueur aura un coup tellement mauvais qu'il perdra confiance en lui-même. Ces joueurs se mettront en tilt prolongé s’ils commencent à mal jouer plusieurs fois de suite, et ils oublieront presque comment bien jouer au poker.
En plus, ces joueurs commenceront à faire des parties plus compétitives auxquelles ils n'auraient pas pu gagner même en jouant de leur mieux.
Bref, les circonstances peuvent mettre un bon joueur en tilt prolongé. C'est assez rare, mais ça peut durer des mois et peut épuiser le fond d'un joueur.
En savoir plus
Informations sur les casinos en ligne.
Casino VIPLounge- Vos guides exclusifs des meilleurs Casinos en ligne avec tous les jeux les plus chauds : Roulette, Vidéo Poker, Bingo, Keno, Craps et d'autres encore.
- Monaco Gold
- Monaco Gold Casino conjugue l’élégance d’un vrai casino à
la parfaite maîtrise des dernières technologies du jeu en
ligne. Evadez-vous dans l’univers sophistiqué de Monte-Carlo
et goûtez au plaisir du luxe et des sensations fortes.
Monaco Gold Casino est devenu au fil des mois un casino en ligne Français incontournable, une gestion des joueurs irréprochable, des bonus et des tournois réguliers en font un des casinos les plus appréciés des joueurs Français. - Jouez maintenant sur Monaco Gold Casino
