Le Poker en ligne
I - Texas Hold’em shorthand limit
Pour gagner au poker, il est important de comprendre comment jouer les jeux
shorthand (tables de 6 ou moins). La stratégie après le flop dans les jeux
longhand demande une maîtrise des concepts du shorthand. Si vous jouez en ligne,
vous trouverez que le shorthand est très populaire. En fait, la plupart des jeux
aux limites élevées sont joués shorthand.
Quel genre de jeux devrais-je chercher ?
Une compétence importante au poker est simplement de savoir joueur à la bonne
table. Sauf si voulez vous entraîner, il n’y a aucune raison de jouer contre les
pros ! La meilleure façon d’évaluer un jeu est d’examiner les mises et les
relancements. Si les gens relancent ou passent beaucoup, gardez vos distances !
Si les gens ont tendance à miser peu avant le flop et de suivre, joignez cette
table ! Vous voulez jouer contre des joueurs passifs parce que l’agression
sélective est la clef pour gagner aux jeux shorthand.
Les mains initiales avant le flop
Quelles genres de mains initiales devriez-vous cherchez aux jeux shorthand ?
Beaucoup d’articles ont étés écrits à ce sujet, mais je vais résumer brièvement
les mains qui je pense sont jouables.
N’oubliez pas que la valeur d’une main est relative – une main peut être bonne
ou mauvaise selon les circonstances. Par exemple, s’il y a eu beaucoup
d’activités – deux relancements suivis et finis par un cap, je passerais tout
sauf AA/KK/AK/QQ/JJ. Rappelez-vous, la valeur d’une main est relative aux
autres, donc pensez toujours aux mains de vos adversaires et cherchez a savoir
si vous avez une meilleure main au début avant de miser.
Mains avec lesquelles relancer, pas de relancements au flop : les paires, A10+,
KQ, KJ, QJ, J10s.
Mains avec lesquelles suivre un relancement : les paires hautes, AQ, AK, AJ, KQ,
KJ, AT (peut-être), JQs.
Mains avec lesquelles relancer un relancement : Ceci dépend du relanceur.
Relancez un fou avec n’importe quelle paire ou A9+ parce que vous allez
probablement gagner au flop. Ce genre de joueur pourrait être en train de
relancer avec A4, donc il faut l’isoler même avec un 66. Sinon, relancez avec
des mains fortes comme AK, AQ, JJ, QQ, KK, AA (vous auriez peut-être envie de
smooth call avec un JJ). Par contre, vous devriez simplement suivre avec AK/AQ
car cette stratégie marche bien quand il reste 3 ou 4 joueurs. Si vous tombez
sur une paire haute, il y a une bonne chance de gagner s’il reste 3 ou 4
joueurs.
Deux cartes consécutives de la même couleur (suited connectors) et les petites
paires ne sont valables que dans certaines conditions. Si vos adversaires ne
sont pas agressifs, il est possible de limp (de miser en suivant au lieu de
relancer) et jouer les pots multiway. S’il reste un maximum de quatre joueurs,
il n’y aura pas de pot multiway. Donc, quand le jeu est très court, les suited
connectors valent très peu. En ce qui concerne les petites paires, vous voulez
jouer un pot heads up (contesté par deux joueurs seulement) si le jeu est très
shorthand. En conséquence, vous devrez passer les petites paires si vous êtes en
early position (les deux positions à gauche des Blinds) et relancer si vous êtes
en position du donneur et que personne ne vous suit.
Conseils au flop
Si votre main est faite, misez. Quand vous avez une paire forte ou une main plus
puissante, vous devez simplement miser. Si votre adversaire vous relance, vous
devrez répondre en relançant. Votre adversaire veut peut-être se trouver avec
une carte gratuite au flop en relançant. Il peut aussi avoir une main faible et
relancer pour donner l’impression d’avoir une main forte. Quoi qu’il se passe,
il est généralement sage de miser/relancer avec une paire forte appuyée par une
carte forte ainsi qu’avec des mains plus fortes.
Par contre, quand votre paire n’est pas la plus forte, vous avez une décision à
prendre. Les décisions que vous prendrez seront surtout basées sur la situation
présente, mais voici quelques conseils. D’abord, vous devez analyser votre main
relative au tableau. Si le tableau est 983 et vous avec A8, il est peu probable
que quelqu’un détienne le 9. Vous devez miser si la main est suivie d’un joueur
à l’autre jusqu'à vous et suivre si quelqu’un relance. Par contre, si le tableau
est AKJ et vous détenez J9, votre main est très faible. Vous devez passer au
flop. Bref, évaluez votre main relative aux autres mains qui vont bien avec le
tableau.
Un autre conseil concerne quand passer. Si vous songez à passer, vous devez le
faire tôt. Pour en savoir plus, lisez Quand passer.
Mains tirées et cotes du pot : sachez toujours vos ‘outs’, c'est-à-dire le
nombre de cartes qui transformeront votre main en main gagnante. Par contre, ne
soyez pas trop généreux en comptant vos outs. Si vous détenez AQ et le tableau
est KQT, vous ne pouvez pas compter votre As comme ‘out’. Après tout, quelqu’un
pourrait facilement avoir AK ou un Valet. Résumons : utilisez les cotes du pot
quand vous suivez, mais ne soyez pas trop généreux en comptant vos outs.
Le bluff
Bluffs au flop : si vous êtes le relanceur preflop, le flop est un moment idéal
pour bluffer. Imaginons que vous relanciez avec QJ. Il est heads up et le flop
est A83. Votre adversaire vous suit. Misez ! Vous n’avez rien mais il n’a rien
non plus. Allez-y et essayez de voler le pot.
Semibluff : miser quand votre main n’est pas faite mais peut être facilement
améliorée. Par exemple, miser quand vous espérez tirer une couleur s’appelle le
semibluff. Imaginons que le flop est A64. Vous avez KQ et il y a deux cartes de
votre couleur au tableau. Allez-y, misez. Non seulement vous avez une bonne
chance de compléter votre main, mais vous pouvez aussi voler le pot. Le
semibluff ne marche qu’aux niveaux plus élevés, par ce que les mauvais joueurs
vous suivront quelles que soient leur main.
Autres bluffs : ces bluffs ne marchent pas bien au limit poker, mais peuvent
marcher de temps en temps. Par exemple, si le flop est suivi et une grosse carte
(comme une Reine) apparaît au tableau. Allez-y, misez. La plupart du temps, vos
adversaires passeront sauf s’ils tirent ou ont déjà fait leur main. Sachez que
certaines gens vous suivront avec un As. Avec ces joueurs, bluffez peu. Essayez
simplement de gagner plein de jetons quand vous avez une bonne main.
II - Texas Hold’em longhand limit
Cette section vous donnera une stratégie de base pour gagner le Hold’em longhand
limit (8 joueurs ou plus). Cette section est pour le débutant, pour qu’il puisse
gagner aux jeux limites faibles ($2-4 ou moins).
Mains initiales/Preflop :
Le plupart des débutants se trompent ici. Ils jouent trop de mains. Les
débutants ne comprennent pas que le Hold’em longhand limit est un jeu de
patience. C’est triste, mais vous pouvez presque attendre de tomber sur des
bonnes mains, et gagner la partie grâce a ces mains.
Quelles sont les bonnes mains ? David Sklansky, un expert du poker, groupe les
mains en 8 catégories. Je vais vous expliquer sa méthode simplement. La grosse
différence entre mes catégories et ses catégories est que je ne donne pas
préférence aux cartes de la même couleur. La seule raison pour laquelle je fais
ceci est que les débutants ont tendance à trop joueur les cartes de couleur. La
couleur est bien, mais ce n’est qu’un bonus, ça change peu la valeur actuelle de
la carte.
Catégorie I
AA, KK, QQ, JJ, AK
Ce sont les meilleurs mains. Vous devez relancer au preflop. Si vous détenez AA,
vous devez mettre autant d’argent que possible dans le pot.
Catégorie II
TT, 99, AQ, QK
Ce sont des bonnes mains, toutefois pas fantastiques. Généralement, vous avez
besoin de l’aide du tableau. Très souvent au poker à limites faibles, vous avez
besoin de tirer un brelan avec TT ou 99 pour gagner.
Catégorie III
88, AJ, AT, KJ, JQ, 10J, TQ
Ce sont de bonnes mains. Faites attention au AJ, AT, KJ parce que ces mains
peuvent perdre si elles ne sont pas appuyées assez fortement (s’il y a un As au
tableau, mais si quelqu’un a AK, vous perdez à cause de la carte appuyant la
combinaison).
Catégorie IV
Ax couleur (x = n’importe quelle petite carte), Kx couleur (x = 7 ou plus haut
si possible), 77, 66, 109, 98, 87, 76 (ne jouez les cartes consécutives que si
elles sont de la même couleur et que vous pouvez jouer les mains en dépit d’un
trou dans votre quinte – T8 aussi)
Ces mains sont OK, mais ne gagnent pas. Elles ont besoin de beaucoup de l’aide
du tableau.
Catégorie V
Paires fermées petites (55, 44, 33, 22)
Les mains Catégorie I devraient presque toujours être jouées. La seul exception
: si vous détenez AK ou JJ et vous êtes sûr que quelqu’un d’autre a KK ou AA
(par exemple, un joueur très prudent relance comme un fou au preflop). En
général, ces mains devraient être relancées de n’importe quelle position et vous
devez pas mal augmenter le pot au preflop. Attention : n’oubliez pas que pour AK
vous devez tirer un As ou un Roi. Si quelqu’un d’autre relance sans cesse,
faites attention par ce qu’il a probablement une paire fermée.
En général, les mains Catégorie II devraient être jouées. Ces mains sont les
meilleures quand il y a peu de monde, donc vous devez relancer pour forcer la
passe. Ne misez pas trop, par contre, parce que ces mains ont peu de valeur
avant de voir le tableau. Ne suivez pas 3 mises avec ces mains (si vous
relancez, quelqu’un d’autre relance à son tour, suivez, mais de suivez pas si
quelqu’un relance deux fois de suite). La raison pour laquelle vous ne devez pas
suivre 3 mises est que vous n’avez pas d’avantage en allant au flop. Il faut
toujours se rappeler qu’il est très important d’avoir l’avantage en allant au
flop. Suivez un relancement si vous êtes parmi les derniers dans le tour
d’enchères, sauf si le relanceur était en première position et est un bon joueur
(il vous battra probablement avec une main Catégorie I).
Catégorie III : Approchez ces mains avec précaution. Elles peuvent être vaincues
par les mains Catégorie I ou II, donc il faut jouer ces mains quand il reste
moins de monde et que ceux qui restent n’ont pas des mains Catégorie I ou II. En
d’autres mots, relancez pour forcer la passe, mais ne suivez pas un relancement.
88 est différent, vu que ça marche bien dans les grands pots multiway ainsi que
dans les petits pots. Donc, suivez un relancement avec cette main, mais ne
suivez pas un deuxième relancement parce que quelqu’un a probablement une main
Catégorie I.
Catégorie IV/V : ces mains sont très différentes. Vous voulez un grand pot
multiway. La raison : ces mains manquent le flop assez souvent. Par contre, ces
mains peuvent être fantastiques (i.e. si vous tirez une quinte, une couleur, ou
un brelan). Donc, vous voulez gagner gros quand vous tirez une bonne carte avec
ces mains, raison pour laquelle vous voulez plein de monde dans le pot. Exemple
: si vous détenez 67, le tableau est A58, vous suivez au flop, un 9 vient au
turn et par suite vous misez gros. Donc, vous voulez miser peu de jetons preflop
en espérant que beaucoup de monde continuera jusqu’au au flop. Si vous êtes le
dealer et s’il ne reste plus qu’une personne et qu’elle relance, passez. Par
contre, si vous êtes le big blind, et si 5 personnes ont suivi un relancement,
suivez au flop.
La stratégie au flop
Au flop, vous êtes dans l’une des situations suivantes :
1. Vous êtes en train de gagner mais votre main peut être battue. Vous avez une
paire haute appuyée par une carte forte ou un overpair (i.e. QQ, le tableau :
JT5). Vous devez miser gros afin de forcer la passe. Donc, vous voulez que
quelqu’un relance pour que vous puissiez ensuite relancer si vous êtes en ou
près de la première position. Si vous misez tard dans le tour d’enchères et si
personne n’a misé, vous devez miser afin de forcer la passe.
2. Vous avez la meilleure main. Souvent, vous avez un brelan ou même un Full au
flop. Il n’y a pas de raison de forcer la passe parce que vous allez
probablement gagner (sauf si vous avez un brelan et que quelqu’un tire une
couleur ; dans ce cas vous devez forcer la main). Dans ces situations, il vaut
mieux attendre le turn pour miser gros, mais misez gros au flop si vous pensez
que quelqu’un pourra tirer une main qui battra la votre.
3. Vous avez la deuxième meilleure main. Si vous suivez ma stratégie preflop,
ceci est improbable, mais ça pourrait arriver. Par exemple, si vous avez AQ, et
si KQ4 est au tableau. Dans ce cas, traitez la main comme si vous cherchez à
tirer ou passer, sauf si vous pensez que vous avez la meilleure main pour le
moment (ceci est improbable dans les grands pots multiway parce que quelqu’un
aura forcément le Roi).
4. Vous avez une main ayant besoin d’un bon tirage. Exemple : si vous avez deux
pics fermées et s’il y en a deux autres au tableau. Pour ces mains, vous devez
utiliser les outs/cotes du pot. Il y a une explication détaillée de ceci dans la
section shorthand sous ‘La stratégie au flop’.
5. Vous n’avez rien. Exemple : vous avez 66 et le tableau est AK7. Vous avez
aucune chance de gagner, passez au premier tour.
Je vous ai donc expliqué comment gagner au limit longhand. Il n’y a pas
tellement de situations difficiles dans lesquelles vous pouvez vous trouver.
N’oubliez pas, avec plus de joueurs vient une plus grande chance que quelqu’un
ait une meilleure main, donc méfiez vous. Ne vous attachez pas trop au AK si AQQ
est au tableau parce que quelqu’un a probablement la Reine.
III - Texas Hold’em no-limit
Le Texas Hold’em no-limit est un jeu de stratégie générale, de psychologie
intense, et est un jeu utilisant des compétences utiles dans toutes sortes de
poker.
Parlons d’abord de stratégie générale. Quand vous vous joignez à un jeu
no-limit, vous devez savoir deux choses avant d’espérer gagner :
1. Qui sont mes adversaires ?
2. Combien de mains restent jusqu'à l’abattage ?
Les différentes sortes d’adversaires :
En général, on parle de quatre sortes de joueurs : prudent-passif,
prudent-agressif, imprudent-passif, imprudent-agressif. Le premier modificateur
indique le nombre de mains que joue le joueur, et le second décrit les mises du
joueur. Je pense que pour le Hold’em no-limit, les imprudents-passifs devraient
être divisés en deux groupes : les aventuriers et les joueurs solides. Analysons
toutes ces catégories de joueurs.
Prudents-passifs : Ces gens se débrouillent bien au poker limit, mais il
gagneront peu au no-limit. Ils gagneront seulement quand ils pourront
reconnaître les bluffs. A part ça, ils ne tireront jamais assez de chaque main.
Contre ces joueurs :
1. Bluffez souvent au flop. Relancez au preflop et misez au flop peu importe qui
vous suit.
2. Passez quand ils commencent à miser. S’ils misent un peu, ils espèrent tirer.
Restez dans le jeu si vous avez quelque chose. S’ils misent beaucoup, ils ont
une bonne main.
3. Tirez partie de votre contrôle. Ne bluffez pas trop, par contre. Passez au
preflop si vous n’avez rien. Par contre, relancez quand vous avez une bonne main
et essayez de les finir au flop. Si cela ne marche pas, abandonnez. Quand vous
avez quelque chose, tirez-en autant que possible.
En gros, vous pouvez rapidement mater ces joueurs en les forçant à suivre ou
passer tout le temps. S’ils gagnent de l’argent en faisant ça, vous faites
certainement de grosses erreurs. Ces joueurs sont partout, et vous allez
certainement les trouver dans des parties.
Imprudents-passifs : Ils doivent espérer que leurs adversaires bluffent beaucoup
parce qu’ils suivent souvent avec la deuxième meilleure main. Suivre avec la
deuxième meilleure main est un désastre au no-limit. Vous verrez peu de tels
joueurs dans les jeux no-limit parce qu’ils perdent rapidement et retournent aux
jeux limit.
Imprudents-agressifs fous : Ces joueurs gagneront pas mal de pots, mais se
feront éliminer par un autre joueur agressif en une ou deux mains. Ils manquent
de discipline. C’est ça qui les sépare des bons imprudents-agressifs. Ils aiment
tellement les dangers du no-limit qu’ils se font avoir facilement. Selon mon
expérience, ces joueurs sont encore plus rares que les imprudents-passifs.
Les bons imprudents-agressifs : Ces joueurs paraissent être des fous, mais en
réalité ils peuvent être très dangereux. Ils perdront beaucoup d’argent, mais
gagneront aussi des pots énormes. En général, ils gagnent en lisant bien leurs
adversaires et en faisant une bonne mise au bon moment.
Ma tactique principale contre ces joueurs est de les battre à leur propre jeu.
J’essaye d’éviter que le pot grossisse trop avant le flop sauf si j’ai des As ou
des Rois, et j’essaye de ne pas les laisser acheter chaque pot. En d’autres
mots, quand je relance avant le flop, j’essaye quand même de suivre au flop.
Encore plus important, je bats ces joueurs en gagnant un gros pot. Vu qu’ils
jouent beaucoup de mains, même quand ils tirent, ils continuent souvent avec les
deuxièmes meilleures mains. Une fois que je les tiens, je dois simplement éviter
qu’ils s’échappent.
Prudents-agressifs : Voici mon style et le style que j’enseigne. Les problèmes
principaux : le joueur se sentira obligé de passer souvent au flop et il sera
trop facilement lu par ses adversaires. Si je devais jouer contre mon clone, je
le battrais petit à petit avec l’espoir de le déstabiliser.
Les pourcentages de l’abattage
Ceci est une idée clef au no-limit. Vu que le no-limit encourage le bluff, on
peut gagner gros en volant le pot si les adversaires sont trop passifs. Par
contre, cette stratégie ne marche pas si tout le monde vous suit jusqu’au river
!
En général, avant de joindre un jeu dangereux, je regarde le nombre de joueurs
qui restent jusqu'à l’abattage. Ceci est très facile à faire sur l’Internet par
ce qu’il n’y a même pas à regarder le jeu. Il n’y a qu’à laisser la fenêtre
ouverte. Revenez vingt minutes plus tard et regardez le jeu que vous vous
apprêtez à joindre. Il suffit de lire le « chat box » et de voir combien de
mains sont allées à l’abattage ainsi que la taille moyenne des pots.
Toutes choses étant égales, plus il y a d’abattage, meilleures sont vos chances.
Il est impossible de bluffer si tout le monde vous suit, mais vous pouvez gagner
gros si on vous suit avec des mains faibles. La meilleure façon de gagner au
no-limit est de vendre votre main quand elle est bonne. Si on vous suit trop,
vous pourrez gagner gros en misant à la hauteur de votre tapis quand vous tirez
une main superbe (i.e. une couleur ou un set)
Aide tactique
Les genres de mains à jouer :
Les mains que vous jouez au no-limit ne sont pas pareilles que celles au limit
poker. Ceci est à cause des cotes impliquées. Les mains comme KQ (pas la même
couleur) perdent de la valeur parce qu’elles ne peuvent pas résister au stress.
Même si vous tirez un Roi avec ce genre de main, vous pourrez toujours perdre
face à un brelan, deux paires, AK, ou à une autre main tirée. Donc, avec des
grosses cartes, vous voulez prendre le pot au flop. Exception : si vous avez une
meilleure carte appuyant votre combinaison (disons, AK au lieu de KJ avec un Roi
au tableau), ou si vous tirez de bonnes cartes (KK3 quand vous détenez AK). Dans
ces cas, vous voulez prendre l’argent de votre adversaire petit à petit.
Les mains qui augmentent de valeur ou celles avec lesquelles vous pouvez miser
avec confiance : les paires fermées et les suited connectors (en général, les
bons tirages). Les paires fermées sont bonnes parce qu’elles sont dissimulées et
peuvent bien résister au stress. Avec une paire fermée, vous pouvez miser gros
si vous avez un brelan ou une overpair, mains peu anticipées. Les suited
connectors augmentent de valeur pour plusieurs raisons. D’abord, si le flop est
bizarre, vous gagnerez généralement. Par exemple, prenons deux situations
différentes : dans la première vous détenez 76 et le flop est A76 ; dans la
deuxième vous détenez AK et le flop est A72. La première situation est plus
avantageuse pour vous. De plus, vous pouvez prendre le pot et déguiser votre
main avec le semi-bluff. Par exemple, vous détenez 76 et le flop est 45J. Si
vous misez, les gens croiront que vous avez un Valet. Donc, ils passeront ou
vous suivront. Donc, vous allez soit prendre le pot au flop ou tirer une main
inattendue par les autres. Si les deux prochaines cartes sont un 8 et un As et
si votre adversaire détient AJ, attendez-vous à une récompense énorme.
Comment miser
Beaucoup de débutants au no-limit ne savent pas combien miser. L’idée est simple
: vous voulez prendre autant d’argent que possible des adversaires qui ont une
main inférieure à la votre, vous voulez punir les tirages, mais en même temps
vous ne voulez pas vous piéger.
Exemple : Supposons que vous ayez 99 et que le flop est A89. Vous êtes assez sûr
que votre adversaire n’a pas 10J.
Vous voulez miser à la hauteur pot. La raison : l’adversaire veut probablement
tirer une quinte ou a déjà une paire d’As. S’il a une quinte, vous ne voulez pas
lui permettre de tirer gratuitement, et s’il a une paire d’As, il n’aura pas
envie de l’abandonner donc profitez-en.
Exemple : vous avez KQ de pic, le flop est A95, A5 de pic.
Miser au flop. Mais ne misez pas trop – misez juste assez pour forcer les
joueurs sans As à passer mais assez pour encourager ceux qui ont AQ à suivre.
Une mise égale à la moitié du pot marcherait bien. Comme ça, vous pouvez tirer
sans trop dépenser et bien gagner si vous tirez une couleur.
Le bluff
Pour ceci, il faut penser aux pourcentages de l’abattage. Beaucoup d’abattages
veut dire que le bluff marche moins bien. Si vous êtes dans un jeu avec beaucoup
d’abattages (typique des limites faibles), bluffez moins et gagnez gros quand
vous avez la main forte.
IV - Shorthand, niveau avancé
Cette section vous donnera des conseils utiles quand vous serez dans des
situations difficiles dans des jeux shorthand limit :
1. Quand vous avez une paire cachée faible (7 ou moins)
Preflop :
Les paires cachées faibles marchent bien dans les gros pots multiway (vous
espérez tirer une autre carte afin d’avoir un brelan) ou dans un heads-up. Donc,
ceci devrait se voir dans votre stratégie preflop. Si vous avez le bouton,
quelqu’un a relancé et un autre a passé, votre meilleure stratégie sera
d’éliminer les blinds et de forcer le heads-up. Donc, dans ce cas, relancez. Par
contre, si vous misez le gros blind et si trois autres personnes vous ont déjà
suivi, il vaut mieux suivre et espérer tirer un brelan au flop.
Avertissement : N’utilisez pas la relance pour forcer le heads-up contre un
joueur prudent. Il y a une bonne chance qu’il a une paire fermée plus forte.
Dans ces situations, vous risquez fort de perdre. Par exemple, vous ne voulez
pas relancer quand vous détenez 88 et l’autre joueur détient TT. Donc, relancer
force le heads-up seulement si vous pensez que votre adversaire a deux cartes
dépareillées ou une paire cachée plus faible que la vôtre.
Au flop :
Si vous êtes dans un pot multiway, la réponse est simple : passez si vous ne
tirez pas un brelan et misez gros si vous le tirez. La seule exception : si vous
tirez un flop bizarre – 552 ou 666 (et vous détenez 77). Dans ce cas, vous avez
la meilleure main et devez miser gros.
Si c’est heads-up, ça devient plus compliqué. Si le flop consiste surtout de
cartes faibles, misez. Il y a de fortes chances que votre adversaire n’a rien.
Par contre, si le flop est AJQ, vous allez probablement perdre. Vous pouvez
miser si vous voulez (au cas où il aurait aussi une paire fermée faible), mais
s’il résiste, il faut passer.
2. Bluffs au flop
Les bluffs au flop marchent bien contre un ou deux adversaires. La méthode est
assez simple. Supposons que vous relancez preflop avec KQ dépareillé, et le flop
est A95. Bon, vous n’avez rien, même pas l’espoir de tirer une couleur, mais ils
ont peut-être rien non plus. Allez-y et misez, vous pourriez peut-être même
voler le pot.
S’ils se contentent de vous suivre, vous avez une décision à prendre. Ils
pourraient avoir l’As appuyé par une carte assez faible ou ils pourraient avoir
K9. Dans les deux cas, vous perdez. En général, il est sage de passer. Faites
ceci 80% du temps. Par contre, vous ne voulez pas qu’ils devinent votre
stratégie de bluff simplement en vous suivant au flop et en voyant ce que vous
faites au turn. Pour cette raison, je recommande le slowplay de temps en temps.
Par exemple, supposons que vous avez A9 au flop. Je miserais au flop suivi par
une embuscade au turn. En d’autres mots, il faut qu’ils soient punis simplement
pour avoir suivi. Les gens ne devraient jamais pouvoir suivre avec la deuxième
meilleure main s’ils espèrent que vous bluffez – ils devraient être forcés de
relancer pour voir où ils en sont par rapport aux autres. Si vous pensez qu’ils
suivent avec la deuxième meilleure main, vous devez miser jusqu'au river si
votre main est bonne, mais ne pas toujours miser au flop en suivant par une
embuscade au turn quand votre main est plus faible. Vous devez aussi bluffer au
turn (mais en général ne le faites pas).
3. Le slowplay
Je n’emploie pas le slowplay tout le temps parce que j’aime bluffer au flop, et
les bluffs au flop ne marchent que si vous avez une bonne main au flop. Par
contre, de temps en temps il vaut mieux attendre pour miser gros. J’aime le
slowplay dans des gros pots multiway quand j’ai une bonne main. Par exemple, si
j’ai AK et le flop est AK3, le turn est A, j’ai deux paires. En d’autres mots,
le slowplay suivi d’une grosse mise marche très bien dans les pots multiway,
mais je ne recommande pas ces stratégies si c’est heads-up. Même dans cette
situation AK avec un tableau AAK3, quelqu’un avec un Roi pourrait suivre mais ne
relancera pas.
Il ne faut jamais oublier que le slowplay marche le mieux quand vous avez la
meilleure main et que vous laissez à vos adversaires le temps de faire une bonne
main, mais pas une main assez forte pour battre la votre. Si vous avez un brelan
et qu’il y a une couleur à tirer au tableau, le slowplay est idiot parce que
vous les donnez le temps de faire une main qui battra la vôtre. Vous devez
penser, « Que peuvent-ils tirer qui ne me battra pas mais qui leur fera relancer
? » N’utilisez pas le slowplay avec toutes les bonnes mains. Utilisez-le
seulement quand vous avez la meilleure main et pensez que vous gagnerez trop peu
sauf si des bonnes cartes (qui ne vous battront pas) apparaissent au tableau et
encouragent les autres à penser qu’ils peuvent vous battre.
4. La paire au tableau quand vous avez la troisième carte
Cette situation est difficile. Supposons que le tableau est QQA et vous avez AJ.
Vous pourriez avoir la meilleure main ou vous pourriez perdre. Heureusement,
cette situation est assez simple. Si vous n’avez qu’à suivre, suivez. Après
tout, quelles cartes vos adversaires ont-ils ? Les seules cartes avec lesquelles
ils peuvent vous battre sont A7 ou peut-être une paire fermée (personne ne
suivrait avec ça).
Donc, quand vous êtes dans cette situation difficile, vous devez penser à deux
choses : que faudrait-il pour qu’on vous suive sans vous battre et quelles sont
les chances qu’un adversaire ait un brelan. Plus les deux cartes sont fortes,
plus il y a de chances qu’il ait un brelan. AAJ fait plus peur à celui avec KJ
que 44J. Je traiterais le premier flop avec précaution en jouant passivement,
mais je miserais dans le second cas en étant agressif.
Nouvelle question : que veut dire jouer avec précaution ? Bon, si le tableau est
AAJ, j’ai KJ, et quelqu’un mise, je me dis qu’il a probablement QJ, donc je
suivrais. Mais si quelqu’un mise, je suis, et quelqu’un d’autre relance, je
passe.
5. Jouer contre un fou
Les fous peuvent être vraiment pénibles au shorthand. Par contre, on peut s’en
débarrasser en suivant (relancez si vous avez une main forte). Ils augmenteront
la variance dans le jeu, mais vous gagnerez à long terme. Par exemple, quand je
faisais un jeu 100-200 à Intercasino, j’ai reçu QQ, une jolie main. Quelqu’un a
suivi, le fou a relancé, j’ai relancé, le fou a suivi, et il restait un autre
joueur. Le flop est venu…AK4. Ce flop fut vraiment terrible pour moi. Je décidai
quand même de miser, l’autre joueur a passé (bénédiction !) et le fou a relancé.
Normalement, j’aurais passé mais le fou était tellement fou que j’ai décidé de
le suivre jusqu’au river. J’ai gagné. Il n’avait qu’un 35.
6. Suivre sélectivement
Quelquefois, quand des joueurs espèrent tirer une couleur et que vous avez une
paire ou deux paires fortes, ils attendent que vous misiez pour pouvoir ensuite
relancer. Si vous pensez qu’ils font ça et qu’ils tirent une bonne carte au
river, ne les suivez pas. Suivez au river. Rappelez-vous de vos mathématiques.
Si vous êtes en position et que vous suivez jusqu'au river, vous vous économisez
2 grosses mises (4 mises en tout). Si c’est une main standard, il y avait une
relance preflop et des joueurs ont suivi au flop et au turn. Donc vous avez
miser 5 fois en tout. Vous vous économiseriez la moitié de l’argent que vous
auriez perdu en utilisant cette technique.
A ne pas faire au shorthand
* ne misez pas tout sur un As si quelqu’un d’autre à déjà tout miser. Votre
adversaire a probablement une bonne paire fermée, un As appuyé fortement, ou un
KQ. Toutes ces mains vont probablement vous battre sauf KQ. En plus, toutes ces
mains sont plus fortes dans des situations où il ne reste que trois joueurs.
Passez.
* ne jouez pas au dessus de votre tapis. Le shorthand peut beaucoup varier.
Assurez-vous que vous avez plein de temps avant de joindre une partie. Vous ne
voulez pas joindre, perdre rapidement, et faire banqueroute !
* ne jouez pas que votre main. Pensez toujours à ce que pensent les autres. En
dépit du fait que ce n’est pas aussi important qu’au no-limit, il faut penser à
ce qu’avait l’autre quand il a décidé de tout miser ainsi qu’au genre de main
qu’il a quand il suit ou relance. Ne pensez pas qu’il bluff toujours parce que,
la plupart du temps, il ne bluff pas.
V - Shorthand, niveau avancé
Selon Doyle Brunson, joueur et auteur connu, le Hold’em no-limit est la Cadillac
des variantes du poker. Il faut une maîtrise formidable pour bien jouer le
no-limit – même les pros admettent qu’ils ont encore beaucoup à apprendre. Mais
ne vous effrayez pas ; a mon avis, le Hold’em no-limit est la forme de poker la
plus amusante. On peut en tirer profit, même si on est débutant.
Après avoir joué le no-limit exclusivement en ligne, j’ai remarqué qu’il fallait
deux choses pour gagner : une maîtrise du jeu ainsi que l’habileté de s’adapter
au jeu de l’adversaire. Il faut être conscient de ses compétences au no-limit ;
quelles étapes du jeu vous avez maîtrisées. Une fois que vous connaissez vos
points forts, il faut voir comment vous pouvez les utiliser pour faire pression
sur les points faibles de vos adversaires.
Pour rester simple, je vais diviser les compétences au no-limit en quelques
étapes. La maîtrise de toutes ces étapes devrait vous permettre d’augmenter vos
gains.
1. Les cotes du pot
Il est impératif que vous évaluiez vos chances avant de miser si vous êtes en
train de tirer. Comme vous dictez la taille de la mise (ce n’est pas fixe), vous
devez savoir si vous avez ou non l’avantage.
Par exemple, suivre un pot non relancé avec 55 représente un bon pari. Si vous
tirez un brelan, vous pouvez vous à attendre a gagner gros (les joueurs ne s’y
attendaient pas, et vous suivront avec une paire forte). Par contre, disons
qu’au turn vous espérez tirer une couleur. Le pot est de $10 et quelqu’un mise «
tapis » ($20). Dans ce cas, vos chances sont quasi nulles. Vous n’avez qu’une
chance sur cinq de tirer la bonne carte, et vous devrez miser $20 pour en gagner
$50.
Ça parait simple, mais beaucoup de joueurs n’ont pas encore maîtrisé cette
compétence ! Donc, si vous n’êtes pas encore à l’aise avec les cotes du pot, ne
vous en faites pas trop. Vous n’êtes pas le seul et les autres ne s’en rendent
même pas compte.
2. Les différences entre le limit et le no-limit
L’embuscade vaut beaucoup moins au no-limit qu’au limit parce qu’en employant
cette stratégie, vous pouvez donnez une carte fatale à votre adversaire. Au
poker limit, celui qui a la deuxième meilleure main perd un peu, mais au
no-limit, il est possible de tout perdre.
3. L’agression
Au no-limit, il vaut mieux miser que suivre. Quand vous misez, vous pouvez
gagner si vous avez la meilleure main ou si votre adversaire passe. Si vous ne
faites que suivre, vous ne pouvez gagner que si votre main est la meilleure. Si
vous misez, c’est à vous de dicter la taille de la mise. Vous déterminez les
cotes du pot. Si vous suivez, vous ne faites qu’accepter les chances dictées par
votre adversaire.
Si vous misez, vous forcez les autres à vous suivre quand vous avez une bonne
main. Si vous suivez principalement, il faut espérer d’être suivi à son tour.
L’importance de l’agression est la raison pour laquelle les joueurs
prudents-passifs peuvent gagner beaucoup plus au limit qu’au no-limit.
4. Ajustements rapides
Les variantes différentes demandent des niveaux d’agression différents. Les jeux
courts favorisent le joueur imprudent-agressif. Par contre, si vous jouez contre
plein d’adversaire imprudents, vous devez redevenir prudent et attendre d’avoir
une bonne main. En général, le succès vient quand on ne joue pas comme les
autres. Si tout le monde joue imprudemment, jouez prudemment. Si tout le monde
joue prudemment, profitez-en pour voler des pots.
Il faut aussi se mettre au niveau de l’adversaire. Si vous jouez contre des
mauvais joueurs, il vaut mieux leur faire de mauvaises offres et prendre leur
argent petit à petit. Si vous faites face à de meilleurs joueurs, il faut tendre
des pièges.
5. Lire son adversaire
Il est très important d’acquérir une idée générale des cartes des autres. La
maîtrise demande du temps et de l’expérience. Par contre, pour s’améliorer, vous
pouvez essayer la ‘technique trois questions.’ Pensez toujours a ceci quand
quelqu’un mise ou suit :
* Qu’a-t-il ?
* Que pense-t-il que j’ai ?
* Que pense-t-il que je pense ?
6. La psychologie et les pièges
Quand vous avez la meilleure main et que votre adversaire détient aussi une
bonne main, que faut il faire pour gagner le maximum ? Savoir éviter les pièges
des autres et en tendre quelques un est très difficile – seulement l’expérience
vous aidera.
Fondamentalement, la psychologie du jeu ainsi que les pièges peuvent être
utilisés pour manipuler les trois questions ci-dessus. Par exemple, si vous
misez gros en espérant tirer une couleur et si vous suivez quand vous détenez la
couleur, soit votre adversaire se fera piéger soit il comprendra et décidera de
passer au river. Le slowplay à été utilisé pour répondre à la question « Que
pense-t-il que j’ai ? »
En général, la psychologie ne doit qu’être utilisée contre des bons joueurs
(ceux qui ont maîtrisé les 4 premières étapes). Contre les mauvais joueurs, il
suffit de profiter de vos bonnes mains et de prendre leur argent petit à petit.
Les mauvais joueurs ne font que regarder leur main ; ils ne pensent pas à ce que
vous avez.
VI - En conclusion
Evidemment le Texas Hold’em est un des jeux les plus populaires. Il y a une
ligne fine entre une bonne main au hold’em et une main marginale. Les trois d’un
même genre peuvent être très profitables au Hold’em, quand deux paires coûtent
en règle général beaucoup d’argent au joueur. Les deux paires ont l’air d’être
très bons , mais ne valent sûrement pas l’argent que beaucoup de joueurs
miseront sur eux. Je ne peux pas vous dire combien de fois j’ai pu apercevoir un
joueur tout jouer directement avec deux paires et se faire avoir par un autre
joueur. C’est typiquement la main la plus mal jouée au Hold’em.
La stratégie basique du Hold’em en ligne est basé sur à quel point vous faites
attention au style de chaque joueur se situant à votre table. Les joueurs
relâchés sont faciles à repérer et il vous sera aisé d’en prendre avantage.
Attendez simplement d’avoir une main puissante et laissez les courir à leur
perte avec leurs bluffs. Ceci est une stratégie basée sur la patience et
l’observation. Le joueur relâché jouera sûrement de manière différente lorsqu’il
aura une bonne main. Observer les différents styles d’un joueur relâché vous
aidera à identifier la force de sa main. Le challenge quand vous êtes face à ces
joueurs et d’être le premier à leur table qui leur prennent leur argent.
Les joueurs serrés sont en général plus difficiles à démasquer. Ils font parti
en règle générale que de très peu de mains, donc il vous sera plus dur de
comprendre leur façon de jouer. Votre premier challenge sera tout bonnement de
les identifier. Il est plus simple d’ignorer les adversaires qui ne jouent que
dans très peu de mains. Ceci est une compétence que devront acquérir les
nouveaux joueurs et cela ne pourra pas être fait en jouant aux tables multiples
ni en regardant la télévision. Quand ces joueurs sont dans une main, vous pouvez
être sur qu’ils ont des cartes hole excellentes. N’ayez pas peur d’eux, mais
soyez avertis qu’il vous faudra une main plutôt forte pour les battre.
Les joueurs serrés suivent souvent un modèle, mais il vous faudra un peu de
temps pour le découvrir. Un joueur serré faisant une levée décente avant le Flop
peut souvent remporter un pot avec rien d’autre si ce ‘est le fait de lever
après le Flop. Utilisez les cartes faces découvertes et une levée au bon moment
pour remporter quelques pots au détriment des joueurs serrés. Un Flop rempli de
cartes à faces est un mauvais moment pour s’asseyez à cette pratique, mais si
les cartes sont basses, les joueurs serrés bluffent la plupart du temps avec
leur levée pré-flop. Rappelez vous, ces joueurs ne jouent en règle générale
qu’avec les meilleures mains et ne sont la plupart du temps pas intéressés à
mettre un grand montant dans le pot si ils n’ont rien de bien derrière. Si vous
en obtenez la chance, essayez de tripler la levée d’un joueur serré après un
Flop. Je pense que vous vous rendrez compte que vous remporterez bien plus de
pot que vous l’auriez prédits, exceptez quand vous n’avez rien.
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